La crise de l’Euro est désormais entrée dans sa phase terminale, comme cela a été prévu à la fin de 2010. La crise actuelle est appelée à s’aggraver, rythmée par le défaut de la Grèce (octobre ou novembre), le déclenchement de la crise Espagnole et une crise bancaire généralisée dans les pays de la Zone Euro. Le temps de la crise s’impose désormais aux politiques. Les conditions de gouvernance de la zone Euro sont clairement inadaptées, mais les conditions de réformes de cette dernière sont incompatibles avec la temporalité de la crise. Nous sommes donc face à l’agonie de l’Euro.
La crise grecque a pris une tournure clairement incontrôlable.Un défaut de ce dernier pays ne peut plus être évité. Il peut seulement être retardé. Il peut survenir à partir du mois d’octobre 2011, même s’il est encore probable qu’il se produira entre novembre et décembre 2011. Ce défaut ne fait sens que si la Grèce sort de la zone Euro, ce qui pourrait survenir soit immédiatement soit dans un délai de 6 à 8 semaines après le défaut. Les conséquences sont alors les suivantes
Avec le défaut et avant la sortie de la Grèce de la zone Euro, la spéculation se déchaînera contre le Portugal, l’Irlande, l’Espagne et l’Italie (et peut-être la Belgique). Elle se combinera avec une crise sociale grave en Espagne liée à l’interruption des allocations chômage pour une partie des chômeurs arrivant en fin de droit. Cette crise obligera l’Espagne à demander l’aide du Fond Européen de Stabilisation Financière (FESF) pour des montants excédant largement ce qui est pour l’instant prévu.
L’Euro, dans sa forme actuelle est condamnée. Les moyens évoqués pour stabiliser puis résorber les déséquilibres tant conjoncturels (comme la hausse rapide du poids des dettes souveraines) que structurels (le déficit de croissance avec le reste du monde développé, le phénomène d’euro-divergence entre les pays) sont aujourd’hui soit insuffisants soit politiquement impossibles
Réflexions, pensées et analyses sur notre monde. Une goutte dans l'océan de l'internet.
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lundi 12 septembre 2011
jeudi 1 janvier 2009
1 janvier 2009 - La Slovaquie rejoint la zone euro
Assez réticente au départ, la population s'est peu à peu laissée convaincre: 58% des Slovaques sont favorables à l'euro mais en même temps 65% craignent que le changement de monnaie n'entraîne des hausses de prix.
La Slovaquie est devenue, ce 1er janvier, le 16e pays de l’Union européenne à adopter la monnaie unique. La circulation des deux monnaies, couronne et euro, sera limitée à deux semaines. Le gouvernement de Brastislava espère ainsi limiter les effets de la crise et conserver le rythme soutenu du développement économique
Le pays, qui a lancé le processus monétaire dès son intégration 2004, peut se féliciter d'avoir bouclé ses négociations avec Bruxelles avant le grand effondrement boursier de septembre, ce qui lui a permis d'obtenir un taux de change très favorable.
Ses voisins post-communistes comme la Hongrie, la Pologne ou la République tchèque qui n'ont pas pu - ou pas voulu- opter pour une euro-adhésion aussi rapide, ont vu ces dernières semaines leur monnaie nationale glisser par rapport à la devise européenne.
La Slovaquie a pu s'aligner avant eux sur les critères de Maastricht grâce aux grandes réformes menées par le précédent gouvernement libéral. Après une croissance record de 10,4% en 2007, l'économie, qui repose essentiellement sur l'automobile et l'électronique, reste une des plus performantes d'Europe, avec un résultat enviable de 7,4% attendu pour 2008.
La Slovaquie, membre de l'UE depuis 2004, a enregistré l'année dernière une croissance record de 10,4% grâce notamment à l'essor de ses usines d'automobiles, ce qui lui a permis de réduire son déficit budgétaire. Bratislava a par ailleurs bénéficié des effets positifs de l'adoption en juillet d'un taux de change fixe entre la couronne et l'euro. Elle a ainsi été relativement épargnée par la crise financièrfe qui a affecté ses voisins, Pologne, Hongrie et Ukraine.
La Pologne, dont la monnaie a perdu un quart de sa valeur depuis l'été, s'est fixé pour objectif d'adopter l'euro en 2012 mais le gouvernement fait face à une forte opposition. La Hongrie de son côté a été contrainte d'avoir recours à une aide du Fonds monétaire international (FMI) mais son économie devrait se contracter en 2009 et la banque centrale milite pour des réformes structurelles afin d'éviter une nouvelle crise.
"Je peux dire que les pays voisins nous envient d'avoir adopté cet objectif en 2006, d'avoir rempli les critères et de pouvoir avoir l'appui de cette solide monnaie européenne", a déclaré à Reuters le Premier ministre slovaque Robert Fico, le 8 décembre. L'adhésion de Bratislava à l'euro est surtout une formidable revanche sur la République tchèque qui a longtemps regardé de haut ses "cousins" slovaques et qui, aujourd'hui, se trouve distancée.
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